Événements culturels à Lyon

Les Inattendus : Toiles d’été 2007 – Projections en plein air à la Guillotière

Dans le cadre de Tout Le Monde Dehors ! projections en plein air de comédies musicales egyptiennes lundi 2 juillet et lundi 9 juillet.

Lundi 2 Juillet, à 22h Place Bahadourian (Lyon 3ème)

NE LE DITES A PERSONNE (Mat Oulch Lihad) de Henri BARAKAT (1951, NB, 132 minutes)
Avec Samia Gamal, Farid El Atrache , Nour el Hoda
L’histoire : Wahid, un chanteur adulé, attend le retour de sa fiancée, une célèbre danseuse partie en tournée en France, pour annoncer leur mariage. Pendant ce temps, une admiratrice tend un piège à Wahid pour le forcer à l’épouser.

Cette comédie musicale réunit le plus grand chanteur acteur oriental Farid El Atrache et la somptueuse danseuse orientale Samia Gamal (qui a tourné aux côtés de Fernandel dans ‘Ali Baba et les 40 voleurs’ et de Robert Taylor dans ‘La Vallée des rois’), avec la participation de la chanteuse libanaise Nour El Hoda.

Barakat, un faiseur moderne des milles et une nuits, porte une attention particulière à l’effet féerie dans le choix des décors et l’utilisation des espaces. Il laissera une empreinte personnelle d’une double culture : la représentation d’un monde arabe occidentalisé nous est livré et semble contrecarrée à l’écran par des éléments culturels arabes afin que le public concerné s’identifie aux personnages.

Accès place Bahadourian : métro Guillotière, depuis la place du Pont (Gabriel Péri) remontez la rue Moncey sur 100 mètres.

Lundi 9 juillet, à 22h, Square Bâtonnier Jacquier (Lyon 7ème)

LA SANGSUE (Chabab Imra’) de Salah ABU SAIF (1956, NB, 131 minutes)
Avec Tahiya Carioca, Chadia, Choukri Sahran…
L’histoire : Un jeune étudiant de province arrive au Caire grâce à sa mère qui se sacrifie pour lui payer son voyage. Il se laisse séduire par sa logeuse, femme du peuple, ardente et dévoyée, exploitant sa vigueur virile et sa naïveté pour assouvir ses désirs de sexe et de pouvoir.

Le portrait subtil de la logeuse incarnée par la splendide Tahiya Carioca au faîte de son pouvoir de séduction, a marqué à jamais le cinéma égyptien et alimenté le fantasme de la femme autoritaire prête à tout pour exercer son ascendant sur ceux qui l’entourent.

Le réalisateur disparu en 1996 poursuit avec Naguib Mahfouz, romancier et Prix Nobel de Littérature disparu en 2006, une fructueuse collaboration à l’origine de sept films dont La Sangsue et Le Monstre (1954) présentés à Cannes. Salah Abu Saif a su porter à l’écran un œil lucide sur les contradictions politiques et sociales de la société égyptienne avant et après la révolution de 1952, en prenant toujours partie pour les classes défavorisées. Il met en scène avec aisance la vie du Caire populaire, ses ruelles, ses petits métiers, les trafics, le statut de la femme…

Accès Square Batonnier Jacquier : depuis la place Saint Louis / rue de la Madeleine, remontez la rue du Béguin sur 200 mètres.

Le cinéma musical égyptien

Malgré leur beauté, les œuvres cinématographiques d’Egypte restent peu connues hors du monde arabe. La comédie musicale égyptienne réussit pourtant à inventer un style radicalement différent de Hollywood.

On commença à entendre parler d’acteurs, à la fois chanteurs et danseurs, avec des noms comme Farid Al-Atrache, Samia Jamal, Mohamed Fawzi, Tahia Karioka ou alors Oum Kalthoum et Abdel Wahab, les rois du chant arabe. Mais la véritable naissance de l’industrie cinématographique en Egypte est due à Talaat Harb, le célèbre homme d’affaires et banquier. L’Egypte est le seul pays du continent africain à avoir dès les années 30, une véritable industrie cinématographique.

Malgré la censure politique – anglaise et gouvernementale – la révolution de 1952 a ouvert les portes d’un renouveau cinématographique qui s’est traduit par l’apparition de sujets inspirés de l’oeuvre d’écrivains tels que Naguib Mahfouz, Yahya Hakki et Ihsan Abdel Chadouf. Les films des réalisateurs Youssef Chahine, Salah Abou Seif, Tawfik Saleh et Kamal Al-Cheikh sont ainsi devenus des classiques et ont rencontré des carrières internationales.


Les Inattendus

courrier/mail : BP
1117 – 69202 LYON cedex 01, FRANCE
telephone/fax : 00-33-(0)4 78 61 71 18
les-inattendus@club-internet.fr
www.inattendus.com

Related Articles

Close