CritiquesScience-fiction

Mes lectures Science-fiction de l’été et leurs (courtes) critiques

L’été est certainement la saison la plus inutile du monde. Surtout quand je ne programme ni vacances ni événements culturels amusants pour passer le temps. J’attends donc, avec une impatience grandissante, l’automne et sa  pluie nourricière (tout en préparant le festival de science-fiction Les Intergalactiques en fait).

Toujours au travail, mais presque obligé de se reposer sur les activités extra-scolaire boulot, voici quelques critiques de bouquins que j’enchaîne en ce moment.

 

EN COURS : 

Gagner la guerre – Jean-Philippe Jaworski (ok, ok, on est hors-SF…)

Gagner la guerre Jean-Philippe Jaworski

La Horde du Contrevent – Alain Damasio
(je prends enfin le temps de le terminer)

La Horde du Contrevent
 

« Neuromancien » de William Gibson

William-Gibson-NeuromancienLe classique Cyberpunk par excellence, « Neuromancien » est une bonne surprise dans l’ensemble. Ma situation de programmateur de festival sur ce thème précis m’a d’ailleurs complètement obligé à effectuer cette sévère séance de rattrapage.

Si la vision cybernétique du monde vue par Gibson a pu étonner et révolutionner en son temps (ces bonnes vieilles années 80), pas mal de références du genre ont depuis imprimé l’imaginaire collectif, ne serait-ce les deux films Matrix ou Ghost in the Shell. Bref, lors de la lecture, on se dit assez souvent « Voilà qui me rappelle cette scène de [caler ici le titre d’un film de science-fiction sorti entre 1990 et aujourd’hui] ».

Pour ce qui est de l’histoire, la première partie du livre se suit sans déplaisir, jouant sur l’attente des quelques retournements de situation à venir, arrive alors le dernier acte qui est par contre plus que jouissif. Gibson nous sert un petit bijou d’action mêlant espionnage, course contre la montre, combats futuristes, passages oniriques et des protagonistes finalement bien campés dans leur rôle. C’est à ce moment j’ai compris l’aspect novateur du bouquin : l’ami William avait bien tout inventé. La repompe générale qui suivie se comprend donc parfaitement, tant la richesse des situations ouvrent de nombreuses possibilités narratives. Reste une oeuvre qui ne lésine pas sur le jargon en tout genre. Accrochez-vous.

 

« Cartographie des nuages » (Cloud Atlas) de David Mitchell.

Cartographie des Nuages

Premier point, je n’ai pas encore vu le film, préférant commencer par son matériel d’origine. Je ne connaissais rien de l’histoire, préférant la découvrir à froid, heureusement que les 700 pages du bouquins passent très bien, le style de l’auteur (et de son traducteur) font des merveilles. De plus, appréciant depuis toujours le style épistolaire, on peut dire que j’ai été gâté.

Petit soucis, j’en avais entendu un peu trop de bien, me disant assez souvent : « C’est bien mais pas le top du top non plus » (le réflexe classique du trop plein de superlatifs extérieurs avant d’attaquer une oeuvre).

Et puis hier soir j’ai refermé le livre en éteignant ma liseuse, comme tout bon récit celui-ci m’est resté en tête. Son étonnante construction, ses multiples aventures et le destin de ces personnages, j’y étais attachés bien plus que je ne le pensais. Plus les heures passent et plus je le trouve génial. Bref, ce livre m’a marqué sans que je le vois venir ^^ Bien joué Mitchell.

Je m’attaque au 3h30 du film dès que je peux. (d’ailleurs l’amie Amélie en a fait une critique ici-même : http://tinyurl.com/k3mezr8)
 

« La Compagnie des Glaces » (tome 1) de G.-J. Arnaud.

La Compagnie des GlacesUn classique encore que je m devais bien un jour de rattraper. Pourtant la saga trônait fièrement depuis ma tendre adolescence dans la bibliothèque municipale de Cournon d’Auvergne (ville qui accueille maintenant la mythique Cournon Thrash Brigade).

Bref, j’ai jamais été vraiment tenté à l’époque vu que les livres prenaient simplement toute une étagère de la partie « Fantastique -SF » du lieu, je me sentais pas d’attaque. Me voilà plus mature dorénavant, je vais donc simplement alterner mes lectures avec un tome du Livre-Univers. Dans 120 bouquins environ, ça devrait être plié ^^

Bien entendu, ce premier tome vaut sa réputation. Il se lit avec grand plaisir et je souhaite attaquer la suite tant je suis curieux d’explorer chaque recoin de ce continent des glaces et découvrir les intrigues politiques derrière tout cela.

Lien intéressant : « Architecture du livre univers dans la science-fiction » de Laurent Genefort.
Véritable essai sur la SF, le document explore le genre à travers cinq œuvres : « Noô » de Stefan Wul, « Dune » de Frank Herbert, « La Compagnie des glaces » de G.-J. Arnaud, « Helliconia » de Brian Aldiss, et « Hypérion » de Dan Simmons. Bref, indispensable.

C’est complétement et légalement téléchargeable à cette adresse :
http://hal.inria.fr/docs/00/04/58/96/PDF/tel-00004119.pdf

 

« World War Z » de Max Brooks

brooks_world_war_zLa sortie du film m’a bêtement donné envie de relire le livre. J’ai peu de remarques à faire au final : cette seconde lecture fut rapide et très sympathique.

World War Z est un divertissement efficace et moins con que son adaptation au cinéma, une lecture tout à fait recommandée en cette période estivale.

Pour le film, c’est donc tout le contraire.

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