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Critique ciné : « Les Prédateurs » de Tony Scott (1983) – en copie restaurée au cinéma comoedia le 6 mars !

Sorti sur aucun support en France (aucune annonce Blue-Ray à ce jour), « Les prédateurs » sera diffusé au cinéma Comedia, le mercredi 6 mars à 20H30, dans une copie 35mm restauré.

« Les Prédateurs » de Tony Scott (1983)
Avec Catherine Deneuve, David Bowie, Susan Sarandon, Bessie Love, Bauhaus.

New-York, en pleine période new-wave, Miriam (Catherine Deneuve) vit avec son époux John Blaylock. Vampires tout les deux, ils s’aiment d’un amour depuis 300 ans et s’abreuvent régulièrement de sang humain afin de ne pas vieillir.

Un jour, l’amour de Miriam pour John décline et celui ci fait face, en conséquence, à un vieillissement accéléré qui ne lui permet pas de mourir. Désespéré, il va tenter de faire appel à Sarah Roberts (Susan Sarandon), une spécialiste du vieillissement qui vient de faire paraître un ouvrage sur le sujet.

Bide à sa sortie, « Les prédateurs » gagna peu à peu une aura de culte justifié par son casting improbable, son saphisme assumé qui en fît un film très prisé par les milieux homosexuels, et par la notoriété grandissante de Tony Scott qui alterna avec plus ou moins de bonheur une filmographie qui, loin de démarrer sur les mêmes chapeaux de roues que son frangin Ridley, prit le chemin de l’écurie Don Simpson/Jerry Bruckheimer avant de s’en écarter (non sans en avoir profité pour réaliser quelques excellents films, au passage) pour réaliser des chefs-d’oeuvres comme « Spy-game » ou « Man on fire ».

Pour en revenir au film, « Les prédateurs » pourrait être qualifié de magnifique clip totalement en accord avec une certaine esthétique du cinéma qui fît flores dans les années 1980 en étant sublimé par des cinéastes tels que Ridley Scott, Alan Parker ou Jean-Jacques Beinex tout en étant trainé dans la boue par une partie de la critique cinématographique qui n’y voyait là qu’une pornographie visuelle délaissant le scénario et l’humain en cours de route.

Pourtant, « Les prédateur » reste un conte magnifique sur l’amour et sur le temps qui passe et l’attachement que l’on ressent envers les protagonistes n’est jamais feinte.

Tanguy Thevenot

Étudiant en Art du spectacle à Lyon 2 et ayant été bénévole dans moult évènement, dont le "Festival Lumière", à l'Institut du même nom, et le festival "Écran Mixtes". Passionné de manière irraisonnable par tout ce qui à trait au cinéma, il peut devenir très dangereux pour autrui si jamais il n'as pas eu sa dose hebdomadaire de Russ Meyer, de Steven Spielberg ou de vieux cinéma britannique. Avant de se barrer de ce pays de bouffeurs de fromage afin d'aller vivre outre-manche, il se donne corps et âme pour filer quelques coups de pattes en tant que bénévole au sein de l'association AOA Production.

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